jeudi 10 mars 2016








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 Ces dessins qui resurgissent du passé, que nous disent ils,
  je ne sais  plus, des pensées des rêves des secrêts, des mots des phrases et,
pour les accompagner aujourd'hui, d'autres mots d'autres phrases, 
comme un prétexte.









La sagesse n'est pas venue...






Dans le chariot aux roues de boutons de cuivre,
il roule sur le sable gris de ses sombres pensées.






Il s'enveloppe majestueusement
dans les replies de soie,
Il a résolu de fermer les yeux,
pressant la forme de saphyr
à fin de s'élever.
Et ne me dit plus rien.





Tes jambes ne te soutiendraient point,
Tu t'égarerais pendant que tu chemines,
Toi dont le corps est dépourvu d’élytres...






Il n'est pas possible d'être témoin d'une déviation
anormale dans le fonctionnement latent ou
visible des lois de la nature .






Bizarre, mais enfin  est-ce que tu ne te doutes pas ?




Comme il est gentil ! ses yeux hardis dardent quelque objet
irrésistible, au loin, dans l'espace .... 





Arrête toi !, l'émotion t'enlève des forces;
tu me parais faible comme le roseau,
ce serait une grande folie de continuer....





Ayant montrer des croquis, ils demeurèrent confondus
<<Pourquoi si laid ? pour quoi ? >>
Chose plus étonnante, ils étaient frappés aussitôt
de leur caractère d'inhabilité psychique...





Et go to go and go
Et garce!
Sarcospèle sur sarico,
Bourbourane à talico,
Ou te bourdourra le bogodo,
Bogogi.
Croupe, croupe à la chinon,
Et bourrecul à la misère .





Contre !
je vous construirai une ville avec des loques, moi !
Je vous construirai sans plan et sans ciment.
Un édifice que vous ne détruirez pas,
Et qu'une espèce d'évidence écumante
Soutiendra et gonflera, qui viendra vous braire au nez,
Et au nez gelé de tout vos Parthénon, 
vos arts arabes, et vos Mings.





Lorsque, dans l'âge mûr, 
il est difficile de maitriser ses passions.
Balancé entre, le bien et le mal,
qu'est ce qu'un esprit, encore plein d’inexpérience.





Que ta poitrine se soulève,
en poursuivant l'esprit chimérique du bonheur,
je te le permets, mais n'ouvre pas les yeux !
je veux te quitter ainsi pour ne pas être
témoin de ton réveil...





Il existe un insecte que les hommes nourrissent à leurs frais ..
Celui-ci, n'aime pas le vin, il préfère le sang ...
Vous ne savez pas pourquoi il ne dévore pas les os de vôtre tête, et 
qu'il se contente d'extraire avec sa trompe
la quintessence de vôtre sang ...
Soyez certain que si leur mâchoire étaient conforme à la mesure 
de ses vœux infinis, la cervelle, la rétine des yeux, la colonne vertébrale,
Tout votre corps y passerait.





Quel est cet homme dont le langage sublime a dit des choses
que le premier venu n'aurait pas prononcé ! 
Quelle beauté dans la mélodie incomparable de sa voix !
Je préfère l'entendre parler, que chanter d'autres .





Rubililienne et sans dormante
Vint cent Elles, Elle, Elle,
Rabililieuse ma bergerie,
Noue contre, noue, noue,
Ru vaignoire ma bergerie amor.





De nouvelles mains en raz de marée,
D'autres vertèbres faites de moulins à vent,
Le jus de la joie se changeant en brûlure,
Les caresses en ravages lancinants, les organes
du corps les mieux unis en duel de sabre... 






 Sans forme, robuste entre tous, muscles pour les trois quarts,
et, dans son extérieur entièrement, qui a partout près 
d'un pied d'épaisseur.Tous les rochers même lisses,
il est en mesure de les escalader...
Trop haut sur terre pour qu'un rhinocéros puisse l'écraser,
plutôt lui le culbuterait, n'ayant que la vitesse qui lui manque ...




Qu'est ce que vous m'offrez?
Qu'est ce que vous me donnez ?
Qui me paiera du froid de l'existence ?
Au poisson on donne l'hameçon.
Et à moi ? 
Qu'est ce que vous me donnez pour ma soif ?





Je me cachai derrière le buisson, et, je me tins tout coi,
comme l'acantophorus serraticornis, qui ne montre 
que la tête en dehors de son nid.
Il s'approchait à la vitesse de la marée....






On la montre avec mystère,
On me le donna à regret
On me le donna avec révérence pour
<<issue du manteau qui fend l'espace>>





Elle chante, celle qui ne veut pas hurler
Elle chante car elle est fière.
Mais il faut savoir l'entendre.
Tel est son chant,
Hurlant profondément dans le silence.




Danger ! Il faut fuir. Il le faut. Vite.
Il ne fuira pas. Son dominateur droit 
ne lui permet pas.
Mais il le faut !
Fini la vie. Il n'en reste plus. 
On pourra seulement, si on le veut Absolument,
en faire l'histoire.






Et voici un des lieux où ils vivent,
étrange en vérité, étrange 
qu'ils acceptent d'y vivre....






Dans les marbres une grande circulation d'écorchés.
Précautionneux, précautionneux à l’extrême, 
ils avancent, mains étendues en avant,
car un cheveu, un seul cheveu volant à 
leur rencontre, les ferait sursauter 
horriblement.
Souffrance! souffrance! Et cependant il faut marcher;
toujours marcher.
Le profile du seigneur cruel repasse 
sans cesse sur le mur allongé.






Tenez il pleut maintenant. Que disais- je ?
Il pleut des billes de plomb, non,
des billes d'un métal resplendissant.
Toutes n'atteignent pas leur but...
Si but il y a.
Quelques billes tintent sur le marbre.
Oh ! que c'est cristallin, virginal, merveilleux, 
fait pour provoquer une envolée de beaux sentiments.
Je parle du son, bien sûr, uniquement du son
pour qui l'entendait bien à l'abri,
à l'abri de tous les prochains points de chute.

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Dessins  J.C Riera Carrosi Colombani



 
 Et aussi des textes
de

LAUTREAMONT
Les chants de Maldoror

Henri MICHAUX
La Nuit Remue 
La vie dans les plis








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